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Le système de protection sociale français: un rêve en fin de vie?

Le système de protection sociale français: un rêve en fin de vie?

Le système de protection sociale français: un rêve en fin de vie?

A l’heure des nombreuses discussions autour du PLFSS et du PLF, de la baisse annoncée des cotisations salariales d’assurance maladie et de chômage venant cacher la forêt qu’est l’augmentation de la CSG-CRDS, il semble intéressant de faire un petit tour d’horizon sur la Protection sociale et sur le pourquoi les taxations assises sur les salaires sont une hérésie collective répétées depuis plus de 30 ans.

VERS LA FIN DU SYSTEME DE SOLIDARITE NATIONALE?

En 1945, lorsque le Conseil national de la résistance a décidé de créer la Sécurité sociale, l’enjeu était non seulement social mais également moral. En effet, la seconde guerre mondiale a laissé une société française divisée, voire fracturée par le choc de la collaboration et des horreurs commises. Par ailleurs, en plus de cette reconstruction psychologique d’un peuple, il fallait reconstruire matériellement, et les besoins de main d’oeuvre était tels que les étrangers, anciennes colonies notamment, -dont les enfants français sont appelés aujourd’hui immigrés- ont été appelés en renfort. Dés le début les syndicats de certains corps professionnels ont refusé de s’allier, préférant garder leur régime social et leurs privilèges, ce qui explique que malgré la création d’un régime unique et solidaire de Sécurité sociale, des régimes dits spéciaux perdurent.

La période de plein emploi et de trente glorieuses qui a suivi n’a pas permis de détecter l’aberration et l’iniquité que représentaient le maintien de ces différents régimes, les caisses étant excédentaires. En plein emploi, baby-boom et faible travail des femmes, assoir le financement du système de Protection sociale sur les revenus du travail était à priori le meilleur choix possible.

Einstein affirme qu’ « on ne résout pas un problème avec les solutions qui y ont mené », j’ajouterai, « ni avec les solutions qui ont démontré leur inefficacité ». Or depuis la fin des années 70, la crise chronique, le papy-boom et le chômage de masse, on continue tranquillement et sans s’inquiéter à taxer des emplois qui disparaissent et sont remplacés par des machines. Et les solutions miracles d’augmenter encore et toujours le coût du travail salarié fleurissent alors même qu’elles se révèlent totalement inefficaces dans la relance de l’économie et de l’emploi salarié. Secteur qui souffre dangereusement du fait de son coût et du manque de formation des salariés français dans certains secteurs tels que la restauration, le BTP ou la métallurgie. Dans le même temps, on accepte au profit de la nouvelle économie de plateforme la précarisation des emplois, l’utilisation abusif de la micro-entreprise, et son ubérisation ou nouvel esclavage moderne.

LE MANQUE D’EXEMPLARITE ET LA PENSEE DU TOUT POUR SOI

Tous les choix qui ont été faits depuis des décennies semblent aller dans le sens de la privatisation du système et mettent à mal la pérennité du modèle social français. Et les politiques ne sont pas seuls en cause : la mentalité même de la France où chacun veut du changement pour les autres mais refuse tout effort de solidarité ne facilite point les réformes. Ainsi à chaque annonce, et avant même qu’elle ne soit expliquée, les syndicats lèvent les boucliers et encore plus lorsque l’on parle d’harmoniser les systèmes entre les différents régimes de protection sociale. Chacun veut le changement mais surtout pas pour soi et c’est ainsi que des parlementaires votent des réformes sans réformer leur régime, des cheminots ou des transporteurs routiers bloquent le pays, des étudiants manifestent pour leur droit au travail sans avoir jamais travaillé et des fonctionnaires refusent la moindre tentative d’établir une équité entre eux et les salariés du privé. 

Les seuls mis à mal dans tout cela, sont précisément ces salariés et employeurs du privé, ainsi que les indépendants qui voient leur charges augmenter sans cesse et servir parfois au financement des avantages des autres. 

ET SI NOUS OSIONS TOUT HARMONISER?

Fort de ce constat alarmant, l’Observatoire de la Protection sociale propose d’essayer le courage et l’exemplarité. Exemplarité de nos politiques à renoncer à leurs privilèges pour montrer le chemin, courage du gouvernement à oser. Oser rêver à un système solidaire, équitable et libre. Sans aller jusqu’à la taxation des robots, qui mérite un débat plus poussé, oser utiliser les revenus du capital pour financer le système de protection sociale, oser créer un seul et unique Organisme de recouvrement social et de contrôle, le NOUS, Nouvel Organisme Unifié de Solidarité pour simplifier les démarches et optimiser le temps de tous aussi bien des entreprises que des administrations, permettant ainsi d’améliorer les relations et rétablir la confiance, de rendre viable le projet sur le droit à l’erreur et de faire des économies d’échelles non négligeables. Oser imposer à tous un seul système de protection sociale, avec pour ceux qui le souhaiteraient la liberté de prendre des garanties supplémentaires. Mais avant cette fusion, oser aligner les bases et taux de cotisations et calculs de liquidation des annuités. 

Oser enfin réformer en profondeur et sans ménager la chèvre et le chou, adapter le modèle de financement au monde d’aujourd’hui et à l’état du marché du travail et de l’apprentissage, pour assurer la pérennité de notre modèle social, encore tant envié à l’étranger. 

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